De nos jours, la violence est partout: à la télévision, dans les journaux, sur internet, etc. … que ce soit une manifestation en Égypte ou une émeute à la suite d’une défaite du tricolore, nous sommes quotidiennement bombardés d’images violentes de toutes sortes. Il faut bien l’admettre, le fait d’être constamment exposé, bien qu’indirectement, aux actes brutaux que proposent différents médias, nous rend jour après jour un peu plus insensibles. En tant qu’humain, je crois que nous avons un peu tendance à voir uniquement ce que l’on veut bien voir. Pour ce qui est du reste, nous essayons seulement de le ranger bien loin dans la case "oubliette" de notre cerveau. Il suffit de regarder un match de hockey Canadiens-Bruins pour bien comprendre ce que je veux dire.
Mon copain étant un grand, très grand, trop grand amateur de hockey (soupir …), je suis parfois obligé, compromis de couple obligent, de regarder des matchs télévisés avec lui. Malgré le fait que je me définisse comme une personne relativement pacifique, je me suis laissé prendre au jeu. Et oui, je l’admets, j’ai encouragé de façon assez vigoureuse mes Canadiens à faire mal aux méchants gars venus de Boston. Et dans ce cas-ci, le terme faire mal n’est pas du une métaphore. Je crois même que je me foutais un peu de la victoire ou de la défaite, tout ce que je souhaitais, c’était une mise en échec ou une bagarre. Moi, Cassandra Larue, petite trouillarde pacifique, je me suis fait surprendre à encourager la violence. Je tiens à vous rassurer, ce type de comportement est très loin de ma personnalité habituelle, mais je crois que la violence dans le sport est tellement devenue normale que je n’ai même pas fait la distinction.
Par contre, la semaine dernière, je suis allé voir mon amateur de sport chéri jouer au hockey dans sa ligue de garage du vendredi soir. Vers la fin du match, l’ambiance sur la glace s’est quelque peu envenimée et sans trop comprendre ce qui se passait, j’ai vu mon Sydney Crosby se faire tabasser par au moins 12 joueurs en même temps. D’accord, j’exagère probablement un peu sur le nombre d’agresseurs, mais il n’en demeure pas moins que mon copain s’est fait assez rudoyer pour gâcher le reste de ma soirée. D’ailleurs, j’y repense en écrivant ces lignes et je deviens toute à l’envers. Cet épisode m’a fait réaliser ceci : la violence est tellement partout que nous avons tendance à la normaliser jusqu’au moment où elle vient nous toucher de façon plus directe.
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